Apparaître dans le creux de ses bras... Ce n'est pas un creux, c'est un puits, le puits de ses bras, magnifique, ce n'est pas un puits, c'est un gouffre dans lequel je tombe, ce vent me fouette les joues, sans lumière, sont elles rouge? Peuvent elles seulement être rouge, peuvent elles seulement Etre? Pas de reflet, je tue, j'aimerais tuer, je ne tuerai jamais. Cannibale, j'ai cette montée, quand je suis là, dans ton dos, dans vos dos, dos à vous, me retourner, enfoncer loin mes doigts dans la chaire, regarder le sang couler et le lécher, cracher sur moi même cette peur infecte de vous dévorer, il me manque une chose, lorsque je vous avale, il me manque vous, et mes doigts qui s'enfoncent tous les cinq et se rétractent sur eux même, ma main qui devient un poing et hors de moi même comme en transe, hors de moi même? Non tout mon Etre en cette main retombé, caché, face à l'horreur qu'il s'inspire à lui même, mes yeux voient, entendent mes oreilles, son clair strident, acouphène, monochrome, acouphène, bleue, pique de feu. ARRACHE, ma main arrache la chaire, votre chaire, ta chaire, qui devient ma chaire dans ma bouche mais je te la rend, elle redeviens ta chaire, dans ta bouche et j'ARRACHE encore et encore, les os, la colonne, trapèzes et omoplates, gorge, nuque et glotte, mange mais MANGE!!!! Tu ne peux plus, vous ne pouvez plus mais pourquoi? Vous me rendez triste, vous bande d'humain sans conviction, sans volonté sans FORCE, ailleurs vous êtes ailleurs, et me croyez perdue alors que c'est vous qui l'êtes, je ne suis pas moi par vous, je ne suis pas moi en vous, je suis Je, je suis Moi et vous et Vous en vous qui croyez au Nous vile mascarade! Reflets abjectes dans lesquels l'Homme trouve son idée. Je dévore, le reste de Ta chaire, de ma nouvelle chaire, Ô mon dieux, quelle déferlante, quelle extase, de régénérer, de te régénérer en moi, tu est parfait ici, dans mon estomac, enfin tu es fort, enfin tu me rend fort, Homme...